On ne partait pas en 1972 en tant que « coopérant » comme on part aujourd’hui comme VSI…
Ne voulant pas faire de service militaire et sachant qu’on maîtrisait mieux son « lieu d’affectation » par la Coopération catholique que par celle de l’Etat, je suis donc parti en 1972 comme coopérant privé en Algérie avec la DCC en tant qu’enseignant dans l’école des « pères blancs » située non loin de « Madame (N.D.) l’Afrique », ainsi que la désignaient volontiers les algérois.

Chocs ! Chocs du bleu du ciel, de la splendide baie d’Alger… mais aussi de la découverte d’un métier (on partait essentiellement pour enseigner à cette époque… lointaine), d’une culture, d’un pays, d’une population se constituant en nationalité et d’élèves, plus attachants les uns que les autres. Je n’en suis revenu définitivement… qu’en 1978, après avoir changé de « statut », bien sûr. La DCC, qui avait alors 5 ans, m’a permis une expérience déstabilisante puis puissamment structurante. Aujourd’hui encore, certains de mes anciens élèves continuent de correspondre avec moi.