Je suis partie aux Philippines entre 2004 et 2006 travailler dans une association proposant des bourses d’études pour des enfants des rues (essentiellement des filles, âgées de 5 à 25 ans). J’étais davantage du côté de la gestion de projets (suivi budgétaire, recherche de fonds en local, lien avec les bailleurs en France…) mais mes temps libres me permettaient de profiter de belles plages de temps avec les filles où il s’agissait simplement parfois d’être juste ensemble.

J’ai découvert aux Philippines le courage de ces familles qui luttent au quotidien, avec persévérance, abnégation, pour envoyer leurs enfants à l’école, coûte que coûte; j’ai découvert qu’un semestre d’étude pouvait représenter pour certaines le rêve de toute une vie ; j’ai découvert le sourire dans l’adversité et la force de la foi qui fait ne jamais renoncer.

Je suis revenue des Philippines riche de tout ce que j’y ai vécu durant 2 ans : riche des paysages magnifiques, riche du soleil brûlant, riche des rencontres furtives ou profondes, riches de l’intensité des regards.
Ma vie a changé car depuis je n’ai pas quitté la DCC : témoin sur des stands et forum d’abord, formatrice bénévole ensuite, j’ai rejoint l’équipe salariée en 2011. La DCC donne du sens à ma vie, à la Vie.

Ma vie a changé avec la DCC car aux Philippines j’ai aussi rencontré le Christ, par hasard, un dimanche de novembre, sur une colline ombragée ; rencontre qui m’a amenée à me faire baptiser en 2011, à 35 ans, 5 ans après mon retour.

Si je n’étais pas partie comme volontaire avec la DCC, je ne serais pas aujourd’hui celle que je suis.