Ça ne faisait que peu de temps que je rentrais de mon année passée au Bénin.
En mars 2014, fraîchement sorti de la fac après deux dernières années spécialisées dans le commerce international, je m’engage en tant que formateur en informatique dans une ONG à Porto-Novo, en tant qu’engagé en service civique international. Rien à voir, ou presque.

« Et après ? », se demandait mon père. « T’es sûr ? », s’interrogeait Maman.

A vrai dire, je n’étais vraiment sûr de rien. En fin de compte, tout ce que je désirais était de prendre l’avion et vivre la réalité cachée derrière Youtube et les reportages Arte. Je voulais m’isoler et m’imprégner entièrement d’autres choses. Je voulais faire ce qui me trottait dans la tête depuis un bon bout de temps. Je voulais sincèrement mettre à profit tout ce que j’ai appris durant ces années. Peut-être aussi, je voulais prouver que Papa et Maman n’auraient plus à poser ce genre de questions.

Finalement, peu de temps après mon retour en mars 2015, j’étais enfin sûr d’une chose : que je mettrais tout en œuvre pour revivre une des (si ce n’est LA) plus belles expériences de mon premier quart de siècle. Et c’est comme ça que mon chemin a croisé celui de la DCC.

Demain, moi aussi je fête mon anniversaire, celui de ma 1ère année à Mada. J’ai encore changé de domaine, je bosse désormais dans une institution financière, qui vient en soutien aux PME malgaches. Ce volontariat me permet de toucher à un domaine assez captivant je dois l’admettre, et qui pourtant ne représentait qu’une matière de plus à valider quand j’étais en master. J’ai aussi la chance de voyager dans le grand sud du pays, de revoir mes collègues ou siroter une THB bien glacée avec d’autres volontaires. Et je n’ai jamais été plus épanoui qu’aujourd’hui.

A tous ceux qui sont déjà partis, vous comprenez sûrement ce que je peux ressentir.
A tous ceux pour qui ce n’est pas le cas, alors vous ratez quelque chose !