Je suis au Caire, à l’école Saint Vincent de Paul pour la seconde année consécutive. Ma mission comporte deux volets:
– assistante en langue français auprès des élèves de maternelle et des quatre premiers niveaux de primaire
– formatrice auprès des professeurs, notamment de maternelle.
Mon plus grand plaisir est de voir les élèves venir, de plus en plus spontanément, pour parler français ou pour chanter les chansons que je leur ai apprises, voire celles que leurs grandes soeurs ont apprises avec moi. Les progrès se font petit à petit mais sont réels.
Côté professeurs, la confiance s’est installée, là aussi, petit à petit. Elles m’ont toutes été d’une réelle aide pour comprendre et m’adapter à un système éducatif bien différent du nôtre (j’étais en France formatrice d’enseignants).
C’est aussi une chance pour moi d’avoir découvert ce pays aux multiples facettes….Vu de France, il inspire à tous des craintes, cependant vu de dedans il comporte beaucoup de richesses passées et actuelles.

Je voudrais aussi mentionner ici mon frère aîné, François Dambrune. Il avait opté pour faire son service militaire comme coopérant. Il a été missionné à Madagascar pour être, je crois, enseignant dans un collège, dans les années 71-72. Il est aujourd’hui décédé. Son expérience et celle de quelques ex étudiants futurs professeurs d’école ou amis m’ont incitée à « sauter le pas » de cet engagement lorsque l’heure de la retraite a sonné. »Tout ce qui n’est pas donné est perdu » (Pierre Ceyrac)